Nuisances récurrentes et troubles de sécurité - Fontenay-aux-Roses

A l'attention de Madame Le Maire, le Mardi 26 mai 2026,

Objet Nuisances récurrentes et troubles de sécurité: Quartier Coulée Verte / Terrain Rubgy / G. Bailly / Square Elstree-Borehamwood.

Nous, représentants des copropriétés et associations de quartier soussignés, souhaitons attirer votre attention sur la dégradation persistante de la tranquillité publique dans notre secteur.

Le weekend de Pentecôte 2026 a vu le retour des beaux jours. Pour nous, il a marqué le retour de nuisances extrêmes.

1. Nuisances liées au club house du terrain de rugby

Ce dimanche 24 mai, de la fin de l'après-midi jusqu'à plus de 5 heures du matin, fut marqué par de fortes nuisances sonores récurrentes en provenance du club house du terrain de rugby (vidéos à l'appui):
  • Musique amplifiée,
  • Cris, hurlements et chants,
  • Bruits de vuvuzela (corne popularisée par les supporters sud-africains).
A diverses reprises par le passé, pour faire diminuer ou cesser ces nuisances, nous avons signalé la gêne en nous déplaçant directement au club house, en rencontrant et en écrivant à l'élu aux sports, Monsieur Berthier, en alertant les commissariats de Fontenay et de Châtenay-Malabry.

Mais rien n'y fait. La situation se reproduit régulièrement, toujours plus gênante.

Ce dimanche 24 mai, comme à l'accoutumée, alors qu'il n'y a ni entraînement, ni match, ni aucune manifestation sportive annoncée ou organisée par la mairie ou l'ASF ou le club de rugby, des membres du club utilisent le club house comme "maison secondaire" pour organiser barbecues, apéros et faire la fête au mépris total du voisinage.

Ces manifestations s'accompagnent de consommation d'alcool ce qui est formellement interdit dans les établissements d'activités physiques et sportives comme le précise la Fédération Française de Rugby ainsi que par le règlement des parcs, jardins et promenades du département des Hauts de Seine.

Ces nuisances sont d'autant plus désagréables et envahissantes que, comme chacun peut l'imaginer en cette fin de mois de mai, nous sommes nombreux à vivre fenêtres ouvertes, de surcroît avec les fortes chaleurs annoncées et frisant la canicule pour ces jours-ci.

Ces agissements imposent aux riverains des nuisances insupportables, particulièrement en cette période de fortes chaleurs, frisant la canicule, qui nous obligent à vivre et dormir fenêtres ouvertes.

Nous sommes nombreux à avoir contacter la police de Châtenay-Malabry. Occupée par une autre intervention, nous ne savons pas à quelle heure elle a pu intervenir. Vers minuit, les gens du rugby se sont engagés auprès d'un riverain à couper la musique à 00h30. Ces signalements n'ont pas empêché la fête et les nuisances de se poursuivre. A 5 heures du matin, la musique n'était pas coupée (vidéo à l'appui), nous avons à nouveau alerté le commissariat.

Cette situation inacceptable devient tout simplement ingérable d'autant plus que dès le lendemain, lundi 25 mai au soir, un barbecue avait à nouveau lieu au club house.

Cette fois-ci, le climat était plus feutré, mais la question reste d'actualité : les membres du club de rugby ont-ils le droit d'organiser des barbecues ou apéros au club house quand bon leur semble, indépendamment de toute manifestation officielle, et de gêner ostensiblement la quiétude du voisinage?

2. Troubles aux abords des espaces verts (Terrain de boules - Square Elstree-Borehamwood et Coulée Verte)

Parallèlement, nous subissons également de manière récurrente, plusieurs fois par semaines, des incivilités graves dans les espaces verts situés aux alentours du terrain de rugby, du Square Elstree-Borehamwood, et des terrains de boules et de basket (situés sur la Coulée Verte via la rue George Bailly):
  • Squat, rassemblement quasi quotidien en période estivale,
  • Barbecue improvisés (fumée et odeurs),
  • Musique avec niveau sonore élévé
  • Cris et hurlements,
  • Démarrage de motos,
  • Vente et usage de tirs de mortiers (certains riverains de la rue G. Bailly ont déposé plainte),
  • Trafic de stupéfiants.
Par exemple, ce lundi 25 mai, un barbecue se tenait à 16h sous les arbres du carré de pelouse situé entre le terrain de rugby et la rue George Bailly.

A partir de 20h et jusque tard dans la nuit, un groupe de jeunes gens squattait le square Elstree- Borehamwood autour d'un barbecue et jouait au foot. Outre les cris et hurlements, nous subissons la fumée et les odeurs juste sous nos fenêtres et balcons.

Autre exemple, le même soir, nous avons une nouvelle fois alerté la police de Châtenay pour des tirs mortiers et de feux d'artifices tirés depuis le terrain de boules et le passage qui longe le 44 rue G. Bailly vers le terrain de rugby. La police nationale est intervenue mais sans interpeler les

protagonistes. La plaque du véhicule des personnes vendant les mortiers a été identifiée, vidéo enregistrée et partagées avec la police.

Tous ces comportements sont interdits par le règlement des parcs, jardins et promenades du département des Hauts de Seine afin de garantir l'ordre public, la sécurité des usagers (incendie de la haie d'une maison rue Bailly avec intervention des pompiers), préserver la propreté et le bon usage des sites ainsi que la quiétude des habitants et des riverains.

Malgré l'intervention de la police nationale, aucune mesure dissuasive durable n'a été mise en place.

Nos attentes

Par le passé, nous avons déjà signalés ces diverses nuisances à votre prédécesseur, Monsieur Vastel, aux adjoints concernés ainsi qu'à la police de la ville.

L'été dernier, des mesures ponctuelles avaient été prises: intensification des rondes de la police de Fontenay, coupure de l'éclairage public notamment au Square Elstree-Borehamwood pour dissuader les squatteurs.

Nous souhaitons savoir si ces dispositions peuvent être reconduites et, surtout, quelles solutions pérennes vous entendez mettre en œuvre.

Nous nous interrogeons également sur l'effectivité des arrêtés municipaux : le règlement départemental en vigueur du 15 avril 2022, signé par le Président du Conseil Départemental et le Préfet des Hauts-de-Seine, ne constitue-t-il pas une base juridique suffisante pour permettre à la police municipale d'agir immédiatement contre ces nuisances?

Face à cette situation dont l'aggravation s'accélère et avant qu'elle ne devienne ingérable, nous sollicitons une action de votre part pour rétablir la qualité de vie et la sécurité dans notre quartier.

Bien entendu nous restons à votre disposition pour échanger et élaborer des mesures concrètes à mettre en place rapidement.

Dans l'attente de votre retour, nous vous prions d'agréer, Madame le Maire, l'expression de nos salutations distinguées.